Justine Maillard : l’artiste photographe en quête de féminité

Article publié le 9 décembre sur Paristribune.fr

Paris, la plus belle ville du monde et le burlesque l’art le plus coquin, forment une équation magique que Justine Maillard a su mettre en scène avec une série de photos intitulée « Paris, ma jolie ».

Paris et les effeuilleuses… « Elles incarnent toutes deux les mêmes valeurs : histoire, lyrisme, renouveau, dynamisme, muse, fatale, envoûtante, magique, mystérieuse... fascinante » selon Justine Maillard, jeune artiste photographe originaire de Charleville-Mézières. A travers une série de photos intitulée « Paris, ma jolie », la jeune femme met en scène les artistes du Burlesque telles que Miss Anne Thropy, Sugar Da Moore ou encore Vicky Butterfly, et Paris, la ville des Lumières.

Du haut de ses 21 ans, Justine Maillard est une artiste très prometteuse

Un projet né d’une histoire personnelle

« Aujourd’hui, la femme joue, vit, jouit. Elle veut avoir toutes les cartes en main pour mener sa vie. La sienne, pas celle projetée par les médias ou autre diktat cosmétique. Elles veulent se sentir belles, exister et saines dans leur esprit » explique Justine Maillard. Avec « Paris, ma jolie », l’artiste photographe a réalisé une sorte de « psychanalyse de la société qui s’émeut ». Mais cette série de clichés représente aussi une quête personnelle : « J'ai eu un difficile passage à l'adolescence, beaucoup de mal à m'affirmer, encore plus à m'accepter. J'ai beaucoup souffert et je me suis abandonnée assez longtemps. « Paris, ma jolie », c'est le début de mon grand travail d'introspection, et donc de ma quête d'identité féminine ».
C’est en faisant des recherches pour son projet que Justine découvre l’univers du burlesque et du « temple de la femme ». Après une rencontre avec Sugar Da Moore, la jeune femme se fascine pour cet univers. Elle se plonge des heures sur la vie de chaque pin-up pour « mieux cerner leur poétique ». « Ensuite, autour de l'image dégagée, je tente de créer une ode à chaque modèle : stylisme (réalisé parfois conjointement avec des professionnels ou des créateurs), planches tendances, maquillage et coiffure et enfin le choix du lieu. » Originaire de la ville de Rimbaud, Justine a vécu à Reims et à Montpellier mais c’est Paris qu’elle a choisi pour son projet : « J'ai toujours eu des envies farfelues et des folies de grandeurs. Paris est une ville magique, une ville fascinante tant elle peut être belle et à la fois repoussante. Comme dans les vers de Baudelaire, Paris est une fleur du mal. J'ai trouvé intéressant la rencontre de cette ville humanisée et fantasmée par de nombreux auteurs, avec ces effeuilleuses, femmes-muses du 21ème siècle ».
Le résultat : une série de clichés poétiques, des instants de fusion entre les stars du burlesque et les plus beaux endroits de la capitale. Les lieux ont été méticuleusement choisis en fonction de la personnalité du modèle car « en chaque fille vit un personnage, avec sa propre façon de mener sa rixe intime via le burlesque ».

La photographie dans le sang

Derrière ce beau projet se cache une jeune femme de 21 ans. Fâchée avec les études, elle tente d’obtenir un diplôme se rapprochant le plus de la photographie mais « mêler passion et études a toujours été pour moi une véritable torture » avoue-t-elle. Justine se laisse envoûter par « l’ensorcellement photographique » que son père lui a transmis. Elle explique cet engouement pour le huitième art : « C'est un moyen de voir le monde derrière un masque... qui paradoxalement, me met toute nue ! Sinon, la photographie, c'est comme un miroir. Je projette, à travers les autres, ma vie. A travers eux, à travers leur « offrande » devant l'objectif, je tente une psychanalyse. A la base très intime, très égocentrique, je l'avoue. Puis, par son développement, elle devient totalement ouverte et presque libre ». La jeune femme sait qu’elle veut en vivre. Affiliée à la Maison des Artistes de Paris depuis 2 ans, elle souhaite maintenant exposer au grand jour son travail.

Où exposer « Paris ma jolie » ?

La photographe est jeune et entrer dans le monde de l’art n’est pas chose facile. Mais elle n’en démord pas. Le 29 octobre dernier, Justine a dévoilé ses premières photographies au Bastille Design Center. Une expo rendue possible par sa campagne de crownfunding via le site Ulule, qui lui a permis de récolter 900 euros en 20 jours. « A la suite de cette exposition, j'ai éprouvé le réel désir de vouer au projet une exposition entièrement dédiée qui lui fasse suffisamment hommage car c'est un énorme travail d'équipe qui se glisse sous ces clichés ! » s’exclame la jeune femme. Pour le moment, « Paris ma jolie » sera à nouveau exposée le 23 décembre au théâtre de Ménilmontant lors de la soirée burlesque « Crazy Christmas ». En multipliant la communication autour de son projet, Justine cherche toujours de nouveaux endroits pour montrer ses clichés. Des clichés qui pourront toucher tout le monde : « « Paris, ma jolie » c'est un joli pot-pourri d'une floraison sociétale, chacun y voit ce qu'il veut. Certains n'y verront que de magnifiques femmes d'un temps passé, perdues dans un entre-temps... d'autres y verront peut être une forme de renaissance ? Qui sait ! C'est un peu à vous de me le dire, après tout ! »

Le site de Justine Maillard : http://www.justinemaillard.com

Le 23 décembre 2011 : Soirée burlesque à partir de 20h
Théâtre du Ménilmontant 15, rue du retrait 75020 Paris.
Page de la soirée burlesque :
www.menilmontant.info
Sur réservation : tarif 15 à 20 euros.

La mairie au cœur de la médiation

Article publié le 2 décembre 2011 sur Paristribune.fr


Jacques Boutault dédie le CICA du 1er décembre 2011 à la médiation, à l’occasion de l’inauguration d’une permanence dans les locaux de la mairie.


Il est 19h à la mairie du 2e arrondissement lorsque le maire ouvre la séance du conseil d’arrondissement par un CICA dédié au thème de la médiation. Une permanence de la Médiation de la Ville de Paris ouvre prochainement à la mairie, tous les jeudis de 15h30 à 19h. Jacques Boutault introduit le débat en définissant la médiation : "Lorsque deux individus ont un litige et qu’ils souhaitent le régler à l’amiable, sans procédure judiciaire, ils peuvent avoir recours à la médiation".

Pour animer la séance, le maire a convié Claire Brisset, médiatrice de la Ville de Paris, Danièle Aguanno, médiatrice du bailleur social Paris Habitat, Paul-Andrew Krieger, médiateur du 2e arrondissement, Gabrielle Planès, présidente de l’Association Nationale des Médiateurs accompagnée de son vice-président Alain Roy, et les Pierrots de la nuit.

Le médiateur de Paris : une autorité indépendante

Claire Brisset est la médiatrice de la Ville de Paris depuis trois ans. Dans la neutralité la plus totale, elle tente de régler avec son équipe et les médiateurs bénévoles les 1.200 réclamations annuelles. Au quotidien, Claire Brisset et son équipe reçoivent les requêtes des parisiens et des non parisiens ayant un litige déjà constitué avec la Ville. Il peut s’agir d’un problème social, de crèches, de voirie, d’insalubrité, ou avec un membre du personnel de Paris. Grâce au rapport qu’elle rend chaque année sur son travail, la médiatrice est en mesure de proposer des réformes pour améliorer le quotidien des parisiens. Elle peut être saisie de plusieurs manières : par courrier, sur Internet ou en se rendant directement dans les permanences : "Les permanences nous permettent de recueillir la moitié des requêtes. Situées principalement dans des maisons d’accès au droit, les permanences doivent être développées dans les mairies pour être plus accessibles." Aujourd’hui, il existe 17 permanences dont 10 se situent dans des mairies d’arrondissement. Le 2e arrondissement inaugurera sa première permanence au mois de décembre. La médiatrice a notamment rendez-vous avec Rachida Dati, maire du 7e, la semaine prochaine. Après une question de Dominique Dussart, adjointe déléguée à l’urbanisme, au logement, à l’environnement et au développement durable, la médiatrice précise qu’elle n’est pas mandatée à régler les conflits concernant des situations individuelles privées, un litige doit être constitué avec la Ville. Après avoir déploré l’absence des représentants associatifs du 2e arrondissement, Christophe Lekieffre, seul élu d’opposition, demande quel est le profil-type des bénévoles médiateurs. "Ce sont souvent des retraités, ayant exercé ou non dans le droit et qui font ça pour rendre service" répond la médiatrice. Il faut également être gentil, bienveillant et bien connaître les rouages de la ville afin de bien orienter les citoyens.

Les membres du conseil d'arrondissement et les intervenants médiateurs du CICA le 1er décembre 2011. Autour du maire de g à d : Paul-Andrew Krieger, Danièle Aguanno, Jacques Boutault et Claire Brisset. En bas à droite : Gabrielle Planès.
Les membres du conseil d'arrondissement et les intervenants médiateurs du CICA le 1er décembre 2011. Autour du maire de g à d : Paul-Andrew Krieger, Danièle Aguanno, Jacques Boutault et Claire Brisset. En bas à droite : Gabrielle Planès.

La médiation au sein des logements sociaux

Jacques Boutault donne ensuite la parole à Danièle Aguanno-Promonet, médiatrice de Paris Habitat, seul bailleur social à bénéficier d’un tel service. "Nous gérons 120.000 logements et mon rôle est de résoudre les litiges entre les locataires et les services de Paris Habitat dans tous les domaines de la gestion courante" explique la médiatrice. En revanche, elle ne prend pas en charge les litiges entre les locataires eux-mêmes. Depuis avril 2011, Paris Habitat a reçu 1.000 demandes. "Traitez-vous les échanges de logements entre locataires, lorsque par exemple leur situation familiale change ?" demande Roberta Bernard, adjointe déléguée à la vie scolaire et à la petite enfance. Danièle Aguanno répond par la négative mais la médiatrice de Paris souligne que ce genre de requêtes peut lui être envoyé et qu’elle sera observée avec plus de bienveillance.

La médiation de nuit avec Paul-Andrew Krieger

C’est ensuite au tour de Paul-Andrew Krieger de parler, en qualité de citoyen bénévole médiateur de la nuit. Après avoir répondu à une annonce parue dans un journal local, le jeune homme, diplômé de médiation à Londres, a accepté le poste proposé par le commissaire du 2e. Après avoir effectué un stage en 2010, il commence son travail et a traité depuis 12 dossiers, avec 80% de succès. "Je réunis une première fois les parties pour fixer des engagements et nous nous revoyons lors d’une seconde réunion pour vérifier si les deux parties ont effectué leurs promesses" ajoute-t-il. En moyenne, les litiges sont réglés au bout de quatre mois de négociations.

L’Association Nationale des Médiateurs

Le maire a également convié Gabrielle Planès, présidente de l’Association Nationale des Médiateurs basée dans le 2e, ainsi que son vice-président Alain Roy. L’association, constituée depuis 1993 de professionnels de la médiation, intervient dans tous les domaines et plus particulièrement dans les relations du travail (harcèlements, risque psycho-sociaux…). La présidente explique : "Contrairement aux autres formes de médiation qui rendent un avis, nous proposons aux deux parties de trouver elles-mêmes une solution à leur litige". Une solution payante puisque les parties s’investissent d’autant plus pour régler la situation. Après une heure de débat et d’informations, Jacques Boutault ouvre la séance du conseil d’arrondissement.

Mademoiselle Slassi ou le parcours d’une modiste du XXIème siècle

Article publié le 1er décembre 2011 sur Paristribune.fr

Se lancer dans la création de prêt-à-porter n’est pas chose simple. Si en confectionnant des chapeaux Mademoiselle Slassi a réalisé un rêve, elle découvre aussi la dureté du monde de la mode.



En se lançant dans la confection de chapeaux, Karima alias Mademoiselle Slassi ne voulait pas en faire qu’un simple hobbie. Après une carrière internationale dans l’informatique, elle réalise son rêve de devenir modiste, et d’en vivre ! Après trois mois d’intense formation au Greta de la Mode, elle obtient son CAP en 2008 et effectue des stages dans les ateliers de chapeliers pendant quelques mois. Ils ne sont qu’une centaine en France.

Du petit Marché de Noël aux grands Salons professionnels de la Fashion Week parisienne

Grâce au bouche-à-oreille et à un site internet qu’elle crée en s’attachant au référencement, la créatrice réalise ses premiers chapeaux sur mesure pour des particuliers. Elle participe aussi à des expos-vente et distribue ses créations dans quelques boutiques qui fonctionnent en mode dépôt-vente. "Après avoir testé en grandeur nature, je constatais qu’à partir du moment où je montrais mes créations, elles plaisaient et se vendaient. Il fallait donc se lancer complètement !" La marque Mademoiselle Slassi naît en 2009, juste au moment où le chapeau fait son grand retour dans les défilés de mode. De fil en aiguille, elle est contactée pour créer des chapeaux pour Miss Univers Japon ou pour le Salon professionnel du Chocolat. Des collaborations voient le jour avec des stylistes et des photographes, ce qui permet à Mademoiselle Slassi de mettre en valeur ses créations grâce à des photos professionnelles.

Rapidement la modiste se rend bien compte qu’elle n’a aucune visibilité et que vivre au jour le jour ne peut plus durer. Elle décide donc de s’adresser aux magasins multi-marques en présentant ses collections dans les salons professionnels. Alors que les acheteurs professionnels au service des grands magasins et boutiques japonnais remplissent son portefeuille de commandes, les français prennent vraiment peu de risques avec une nouvelle marque.

D’étape en étape, et au bout de sa 4ème collection (2 collections par an) Mademoiselle Slassi progresse sur le marché du chapeau, notamment à l’international. De collection en collection, son style se peaufine et l’inspiration ne manque pas : l'Histoire et les histoires, la nature, les arts et la poésie, les gens qu'elle croisent ici et ailleurs, les icônes du cinéma, du théâtre, de la musique et de la scène... Sans compter les matières qu’elle découvre et qui la font vibrer : du feutre de poil de lapin velouté aux pailles naturelles légères, en passant par des plumes et des galons précieux.

Mademoiselle Slassi dans son atelier parisien

La France aime-t-elle tant ses jeunes créateurs et son savoir-faire?

Karima déplore cependant qu’en France où l’on ne cesse de se targuer d’avoir tant de créateurs de talent et un extraordinaire savoir-faire, il n’y ait pas encore une structure dédiée aux nouvelles marques afin de leur permettre de se développer : "un lieu où l’on pourrait bénéficier à moindre frais des services d’experts comptables, de spécialistes de l’identité de la marque (branding), de graphistes, de webmasters, d’attachés de presse et d’une plateforme de vente aussi reconnue que le sont les quelques salons professionnels existants, dont le coût lors des 'fashion week' s’élève à 4000 Euros environs pour 4 jours. Une structure où des investisseurs (Business Angels, financiers…) pourraient nous découvrir et nous permettre d’effectuer des levées de fonds." Mademoiselle Slassi constate également que la presse privilégie les annonceurs et les marques commerciales. Peu de chance donc de se faire connaître du public à moins de pouvoir rémunérer un attaché de presse dont les frais s’élèvent à 1000 euros par mois.


Tant qu’il y aura de la Passion…

Malgré la difficulté, la passion et la ténacité sont toujours là et notre modiste n’est pas prête d’abandonner ses rêves… bien au contraire ! Alors, chapeau bas, Mademoiselle Slassi !

Pour plus d’information,
son site : www.hatsandchapeaux.com

Mon CV

CV Géraldine Bachmann

Enfants et internet : comment limiter les dangers ?

Article publié le 28 septembre 2011 sur Terrafemina.com

Google, Youtube et Facebook sont les requêtes les plus tapées par les jeunes de moins de 18 ans. Si aujourd’hui la génération Y surfe comme elle respire, elle ne semble toujours pas à l'abri de tomber sur des contenus inappropriés ou pas adaptés, et les logiciels de contrôle parental semblent dépassés. Terrafemina livre quelques conseils pour protéger vos enfants des dangers de l’Internet.


Internet au cœur de la vie des enfants

 

La génération Internet française compte aujourd'hui 8,9 millions d'enfants âgés de 8 à 19 ans, selon une étude TNS « Ados Techno Sapiens ». 89% se connectaient régulièrement en 2008, contre 27% en 2000. Ils se débrouillent de plus en plus jeune sur la Toile. La fille de Martine a 4 ans et sait déjà manier un smartphone pour jouer ou surfer. Pire, elle conseille sa mère : « si tu sais pas, y'a qu'à regarder sur Internet ! ».
Les enfants sont même souvent plus forts que leurs aînés pour faire des recherches. Jacques Henno, journaliste et auteur, spécialiste d'Internet et des nouveaux outils de communication, considère que ce décalage générationnel est l'occasion de créer des discussions dans la famille : « Les plus jeunes apprennent aux plus anciens, il ne faut pas brimer les enfants qui se serviront forcément plus tard de ces technologies ».
Cependant, Internet est un « magma d'informations » où tout est banalisé, explique Michel Bonnet, professeur de journalisme à l'IUT de Chalon sur Saône et rédacteur en chef du magazine de l'association Familles de France. Et cette banalisation peut amener les enfants à surfer sur des sites inappropriés. Si les adultes arrivent à faire la part des choses, cela est moins évident pour les plus jeunes qui peuvent tomber sur des images choquantes.

L’importance du rôle des parents

 

48% des enfants commencent à surfer à 8 ans, selon une enquête EU kids online datant de janvier 2011, et 20% des 8-12 ans sont déjà connectés à Facebook (étude TNS Sofres juillet 2011) malgré l'âge légal d'inscription fixé à 13 ans. Or, le réseau social peut se révéler destructeur pour la vie privée des jeunes, notamment avec le problème de la gestion des photos. Les jeunes postent des images sans demander l'autorisation des protagonistes, « le réflexe de propriété de l'image n'existe plus », souligne Jacques Henno. En bon exemple, les parents devraient eux-mêmes demander l’autorisation de leurs enfants pour poster des photos sur Internet.
Toujours concernant la vie privée, Michel Bonnet explique que tous les détails personnels sont maintenant présents sur le web, et principalement sur les réseaux sociaux : les sentiments sont dévoilés aux yeux de tous, qu'ils soient positifs ou négatifs.
Par ailleurs, la publication d’une photo ou un commentaire peut déclencher bagarres et disputes, et les problèmes de harcèlement en ligne ou « cyberbullying » ont fait leur apparition.
Face à ces problèmes, Jacques Henno rappelle que les enfants doivent prendre du recul quant aux sites qu'ils utilisent. Le spécialiste suggère de leur enseigner des réflexes quasi-journalistiques pour qu’ils se rendent compte de qui ou quoi se trouve derrière tel  ou tel site, et qu'ils apprennent à naviguer sur les sites officiels.
D'où l'importance du rôle des parents qui se doivent de prévenir les enfants des risques encourus, de les guider, mais également de leur recommander de sécuriser leur profil à défaut de les surveiller. Les enfants doivent savoir qu'Internet est un espace public et que tout le monde peut avoir accès à leurs publications.

Les initiatives du web pour les jeunes

 

Différentes initiatives, comme des moteurs de recherche ou des sites informatifs, ont commencé à fleurir sur la Toile dans le but de protéger les enfants. En dehors des logiciels de contrôle parental, que certains jeunes savent malheureusement déjouer, il existe en effet des moteurs de recherche spécialisés comme babygo.fr, takatrouver.net, xooloo.fr ou encore lespagesjuniors.com.
Mais ce qu'il manque encore sur Internet, ce sont des sites d'informations destinés uniquement aux enfants comme l'explique Myriam Rembaut, cofondatrice du site la griffe de l'info : « les enfants ont accès aux mêmes sites d'information que les adultes alors que leurs contenus ne sont pas adaptés. Les enfants peuvent tout entendre mais pas tout transmettre. Il faut leur enseigner certains réflexes pour qu'ils puissent la transmettre plus tard ». Le site est dédié aux 8-12 ans, « c'est la tranche d'âge la plus curieuse ». Il traite de tous les sujets, de la santé à la culture en passant par l'écologie et l'éducation. « Le but, avec la griffe de l'info, est d'adapter l'information, de l'expliquer avec des mots simples et d'approfondir certains sujets », ajoute la rédactrice en chef. Les enfants peuvent aussi participer : en proposant des sujets, ils s'improvisent reporters d'un jour. Un bon moyen pour se rendre compte de ce qu'est l'info et comment la transmettre.

Le site de la griffe de l'info
Le site de Jacques Henno

Ces adultes qui reprennent le chemin de l'école

 Article publié le 26 août 2011 sur Terrafemina.com
De nombreuses universités proposent aujourd'hui des formations adaptées aux adultes en reprise d'étude. Reconversion, validation d'acquis ou changement de cap dans une carrière sont les principaux moteurs de ces personnes qui souhaitent repartir à zéro. Comment vivent-elles ce retour en arrière ? Le succès est-il toujours à la clé ? Trois femmes nous on raconté leur parcours d'écolière. Témoignages. 

Nathaly, 37 ans : un diplôme pour évoluer dans son entreprise

Nathaly, 37 ans : un diplôme pour évoluer dans son entreprise

« Chargée de projet marketing au sein du groupe Casino depuis 15 ans, mon absence de diplôme bloquait mon évolution professionnelle. Lors de mon second congé parental j’ai donc recherché une solution pour étudier. Suite à un bilan de compétences, j’ai réalisé une Validation des Acquis Professionnel (VAP) financée par la région afin d’entrer directement en seconde année de master de stratégie de communication globale à l’université de Saint-Etienne. Après un premier semestre théorique passionnant, j’ai effectué 6 mois de stage à l’ISTP (formation en alternance des ingénieurs de l’Ecole des Mines) sur une mission très complémentaire à mes expériences précédentes. Cette année épanouissante et enrichissante fut un réel bonheur ! Être d’une génération différente des autres étudiants a finalement facilité mon intégration : covoiturage, partage, amitiés sur Facebook.... L'ambiance à la maison était tout aussi excellente. Mon enthousiasme pour les études et les devoirs a influencé positivement mes enfants : mes deux garçons de 8 ans ont sauté une classe ! Mon mari, bien que travaillant énormément, a été très compréhensif et s’est très fortement impliqué à la maison. A ma plus grande surprise, mon mémoire stratégique a été noté à 19/20 et j’ai obtenu une mention très bien pour le master 2. Si c'était à refaire, je n'hésiterais pas une seule seconde ! Je me demande comment va se passer mon retour en entreprise : à quel poste vais-je revenir et surtout, comment mon parcours parallèle va-t-il être appréhendé ? Vais-je bénéficier d’une évolution de carrière ou devrais-je quitter l’entreprise ? A suivre… »


Gwendoline, 38 ans: les études pour repartir à zéro

Gwendoline, 38 ans: les études pour repartir à zéro

« Après un deuxième mariage et trois enfants, je vivotais grâce à de petits boulots. Un jour, l'une de mes patronnes me suggère de reprendre les études. L'idée me travaille jusqu'à ce que j'ai le déclic : pourquoi ne pas tout reprendre à zéro ? Je n'avais pas trop confiance en moi mais j'ai réussi les tests et depuis février dernier, je suis inscrite au Diplôme d'Accès aux Etudes Universitaires (DAEU) à l'Université d'Artois, qui permet d'obtenir le niveau bac en un an. Etant jeune, je rêvais d'être greffière mais je pense m'orienter aujourd'hui vers le métier d'infirmière ou d'aide soignante en poursuivant mes études par le biais d'un contrat de professionnalisation. Je reçois le soutien de tout le personnel universitaire qui m'accompagne au jour le jour. En parallèle, je suis obligée de continuer à travailler la semaine en tant femme de ménage et le week-end en tant que serveuse pour pouvoir nourrir mes enfants. Grâce aux études, j'ai pu me revaloriser et reprendre confiance en moi. Mes enfants sont aussi beaucoup plus motivés à travailler et ils m'admirent, c'est le plus beau des cadeaux ! Je trouve néanmoins qu’il n'y a pas assez d'informations sur les reprises d'étude. Si on ne m'en avait pas parlé, je n'y aurais pas pensé ! »


Sylvie, 31 ans : les études pour s'adapter à sa nouvelle vieSylvie, 31 ans : les études pour s'adapter à sa nouvelle vie

« J'ai toujours rêvé d'être avocate. A 18 ans, bac en poche, je m'inscris à la faculté de droit de Saint-Quentin-en-Yvelines. Les années passent et je suis admise à l'institut d'études judiciaires (IEJ), me permettant d'accéder par la suite à l'école des avocats. J'enchaîne stages et cours mais j'arrête tout lorsque je tombe enceinte. J'avoue que j'ai été un peu déçue d'arrêter les études mais mon désir de maternité était plus fort que tout. Trois ans et deux enfants plus tard, je me motive à retourner en cours. Quelques mois après, mon mari, qui travaille dans l'import-export, m'apprend qu'il va être muté en Argentine, à Buenos Aires. J'aurais pu reprendre les études pour aligner mon diplôme français à celui du pays, ou même évoluer vers le droit international mais il me semble difficile de retrouver du travail après cela, surtout dans un pays que je ne connais pas du tout. J'ai donc décidé de changer totalement de voie et de devenir interprète-guide touristique afin de m'intégrer au mieux dans mon nouveau pays. Mon mari sera muté à l'été 2012, voilà pourquoi j'ai décidé de m'inscrire en dernière année de langues étrangères appliquées (LEA) anglais et espagnol afin d'obtenir une licence. Ayant déjà quelques notions d'espagnol, je compte bien approfondir, prendre des cours du soir sur la civilisation et l'histoire du pays mais surtout m'improviser prof d'espagnol pour mes enfants afin qu'ils ne soient pas trop déboussolés ! J'espère ensuite pouvoir trouver facilement du travail dans les maisons du tourisme sur place. »

Urbanisme émotionnel: la ville au service de l'amour

 Interview publiée le 29 juillet 2011 sur Terrafemina.com

« Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics, bancs publics... » Cette chanson de Georges Brassens pourrait illustrer le concept d'urbanisme émotionnel. Des bancs, des places, des parcs sont autant de lieux qui permettent de recréer de l'attachement entre les individus et le territoire, un attachement qui peut devenir un véritable enjeu de politique locale. Pourtant, l'urbanisme émotionnel n'est pas encore un aspect pris en compte par les municipalités dans les projets de développements urbains. Philippe Gargov, géographe, nous explique les enjeux de ce concept. 


Les urbanistes ont constaté que plus les citadins sont attachés à l'endroit où ils vivent, plus ils s'y sentiront en sécurité et feront prospérer l'économie. En clair, plus l'amour est au coeur de la ville, plus les habitants seront amoureux de leur ville. Philippe Gargov, géographe indépendant spécialiste de la prospective urbaine, s'intéresse beaucoup au sujet de l'urbanisme émotionnel. Il l'aborde sous de nombreux aspects sur son site pop-up-urbain.com.

Terrafemina : Qu'est-ce que l'urbanisme émotionnel ?

 

Philippe Gargov : L'urbanisme émotionnel n'est pas encore vraiment défini mais il s'agit de favoriser l'attachement et le bien-être des gens sur un territoire, que ce soit un lieu de vie ou de travail. Concrètement, il s'agit de rendre les espaces plus attrayants et propices aux interactions humaines, voire même à la séduction amoureuse. Il peut donc s’agir de parcs, de places, de rues, du métro ou encore de territoires laissés à l'abandon comme les canaux.
Au Japon par exemple, il existe une certaine pudeur dans l’expression des sentiments. Des buissons ont donc été installés entre les bancs, pour permettre aux amoureux d'avoir un peu d'intimité, non privative, dans l'espace public. L'urbanisme émotionnel est là pour faire ressentir aux individus un état de sécurité et d'émotion permettant l'échange.


TF : Que peut apporter l'urbanisme émotionnel aux citadins?

 

P.G. : L'urbanisme émotionnel est censé apporter un épanouissement personnel, qui passe forcément par un épanouissement dans l'espace. Des bulles d'intimité permettent d'échanger discrètement, amicalement ou amoureusement sans gêner les autres.
D'après une étude, les individus ne viennent pas tant en ville pour trouver du travail mais plutôt pour trouver l'âme sœur. La population se regroupe vers un point de convergence, ce qui permet les rencontres. Mais l'attractivité émotionnelle d'un territoire a d'autres avantages. Plus les gens sont attachés à un territoire, plus l'économie se développe et plus les citadins se sentent en sécurité. Ils s'investissent plus d'un point de vue civique et respectent leur ville. Le niveau de vie s'élèvera alors automatiquement. Mais pour l'heure, l'urbanisme émotionnel n'est pas encore une norme de construction dans nos villes.

TF : Quel est le degré d'urbanisme émotionnel dans nos villes françaises ?

 

P.G. : Il n'y a pas de données intégrées officiellement mais une fâcheuse tendance à la sécurisation à outrance revient au galop en France. Pour favoriser la sécurité, on sacrifie un urbanisme vecteur d'épanouissement personnel et territorial. Les lieux où les sans domicile fixe, mais aussi les amoureux, pouvaient s'asseoir ou dormir sont désormais équipés de pics et d'accoudoirs entre les bancs pour ne pas s'y allonger.
Il faut recréer un plaisir de ville dans le métro, les parcs, les rues et les parvis et places. Une culture du plaisir d'habiter en ville a refait surface depuis quelques dizaines d'années. A l'urbanisme émotionnel de l'accompagner.


Des défibrillateurs dans les immeubles pour sauver des vies

Fiche association publiée le 27 juillet 2011 sur Terrafemina.com


Depuis 2009, l'association Défibrill'acteurs promeut l'installation de défibrillateurs dans les immeubles d'habitation. Alors que cet appareil pourrait sauver de nombreuses vies, 30.000 personnes meurent encore chaque année d'un accident cardiaque à domicile.   

 


Des défibrillateurs dans les immeubles pour sauver des vies

 © Défibrill'acteurs

Naissance de l'association

 

Philippe Loiselet est Directeur Général de Loiselet & Daigremont, gestionnaire de copropriété à Paris, Nantes et Bordeaux. Il y a deux ans, il lance une opération de mécénat, « Bien dans mon immeuble », pour le bien-être des habitants des copropriétés gérées par la société, une initiative qui allait au-delà des simples questions de ménage ou de peinture des parties communes.
La question de l'installation de défibrillateurs s'est très vite posée, juste après la mort d'un enfant par arrêt cardiaque sous les yeux de sa mère dans leur hall d'immeuble. Et les chiffres parlent d'eux-mêmes, puisque 80% des accidents cardiaques surviennent à domicile, et 30.000 personnes meurent encore chaque année d'un accident cardiaque chez elles.
Partant de ce constat, le mécène reçoit le soutien de nombreuses personnalités politiques de tous bords et de confrères. Rassemblant de plus en plus de personnes et prenant son rôle très à coeur, Philippe Loiselet décide de créer une association pour pouvoir installer des défibrillateurs dans d'autres immeubles que ceux gérés par sa société. Une bonne nouvelle, lorsque l'on sait que la présence d'un défibrillateur multiplie par 10 les chances de survie en cas d'accident cardiaque. L’association Défibrill'acteurs voit le jour en 2009.

Objectifs et actions

 

Alors que les défibrillateurs ont fleuri ces dernières années dans les lieux publics (rues, gares, salles de spectacle, stades, avions...) et dans les entreprises, rien n’a été fait pour les habitations. En ouvrant la pose de défibrillateurs aux autres immeubles que ceux gérés par la société Loiselet & Daigremont, Philippe Loiselet cherche à généraliser ces installations, comme dans tout lieu public. Par le biais de l'association, le gestionnaire souhaite également sensibiliser le grand public et les médias aux risques encourus par les habitants d'immeuble.
Aujourd'hui, grâce à l'association, toutes les installations de matériel se font sur demande après adhésion, et tous les immeubles peuvent en être équipés. Pour le moment, aucun des défibrillateurs n'a servi, et Philippe Loiselet espère qu'ils ne le seront jamais.
Un défibrillateur coûte en moyenne 1500 euros. L'association négocie le prix des appareils avec les fournisseurs et gère toute la logistique de l'opération. Lorsqu’un défibrillateur est installé, des membres de la Croix-Rouge sont dépêchés sur place pour former les copropriétaires, locataires et gardiens. Le type de modèle installé est un défibrillateur automatique : l'appareil explique à l'utilisateur la marche à suivre.

Les parrains

 

Pour trouver des parrains, Philippe Loiselet s'est tourné vers le monde du sport, qui lui tient à cœur, et qui est aussi avant-gardiste au niveau des défibrillateurs puisque les installations sportives ont été dans les premières à en être équipées. L'association Défibrill'acteurs est parrainée par deux grands noms du sport : Raymond Domenech est le parrain de la première heure, il a tout de suite accepté d'être de la partie. Le rugbyman Daniel Herero a également accepté de représenter l'association. Les deux hommes se rendent à chaque inauguration de défibrillateur de l'association, et participeront à l'opération Caritiv'art en novembre prochain, une exposition et une mise aux enchères de 50 tableaux réalisées par 50 célébrités.

Adhésion et dons

 

La cotisation d'adhésion pour un immeuble est de 100 euros.
L'association recueille également des dons qui lui permettent d'installer des défibrillateurs hors de nos frontières : en 2010, deux appareils ont été installés en Arménie.


Devenez une as du bricolage avec Lilibricole !

Reportages publiés le 28 juin et le 15 août 2011


Lilibricole, c'est un atelier en plein Paris créé spécialement pour les femmes. Entre bricolage et déco, de nombreux cours sont proposés par des professeurs expérimentés. Lilibricole, c'est la liberté d'apprendre à faire soi-même !  

Lilibricole, ce sont des cours de bricolage, du coaching déco, des professeurs expérimentés et un atelier rose et lumineux en plein cœur de Paris !
Dans une ambiance conviviale, les professeurs aident les femmes à devenir des pros du marteau en utilisant des astuces et une pédagogie unique fondée sur la pratique et le plaisir de faire soi-même.
Côté bricolage, les cours proposés sont : réparation d'un mur, pose de papier-peint, de carrelage, d'une cloison, fixation, plomberie, électricité, pose de parquet flottant, menuiserie... Un lexique et des fiches pratiques (mur, sol, électricité, plomberie et fixation) sont même à disposition des internautes sur le site.
Côté déco, les professeurs vous proposent d'apprendre à créer des effets sur un mur, relooker vos meubles, créer des planches de couleur... Lilibricole vous suggère également des cours de coaching pour agencer votre habitat et gérer vos chantiers.

Les cours de Lilibricole sont accessibles à tous et toutes, individuellement ou en groupe, aux entreprises, pour les anniversaires, les crémaillères et même les enterrements de vie de jeune fille !
Des ateliers sont également proposés pour les enfants (création d'un refuge à oiseaux, d'une boîte en bois, d'un tableau d'affichage et de magnets).


Lien video #1 http://www.terrafemina.com/vie-privee/famille/videos/1531-devenez-une-as-du-bricolage-avec-lilibricole.html
Pour ce cours de plomberie, le professeur Pascal Durant épaule pendant 2 heures une douzaine de femmes venues pour apprendre le B.A BA. En sortant, elles sauront réparer une fuite, changer un robinet et un joint, déboucher un évier et réparer une fuite d'eau dans les toilettes.
Pascal Durant s'occupe de tous les cours techniques chez Lilibricole depuis plus d'un an (carrelage, plomberie, électricité, menuiserie, réparation des murs, relooking des meubles).


Lien video #2 http://www.terrafemina.com/vie-privee/famille/videos/1548-devenez-une-pro-du-bricolage-avec-lilibricole-.html
Pour ce cours de relooking de meubles, le professeur Pascal Durant épaule pendant 1h30 des femmes venues recevoir des conseils de déco. En sortant, elles sauront comment appliquer une sous-couche, choisir la bonne peinture en fonction du matériau ou encore faire des effets dorés sur un meuble.
Le professeur conseille également personnellement les lilibricoleuses qui, souvent, ont des projets de décoration chez elles.

L'Aïkido, la force et la grâce

Reportage publié le 10 juin 2011 sur Terrafemina.com

Terrafemina a testé pour vous l'aïkido, un art martial japonais dont se sont emparées les occidentales. Echauffements, kata, chutes et waza, assistez à une séance d'un sport apportant souplesse et mental.  



Art martial créé en 1925 au Japon, l'aïkido est une discipline où la compétition ne règne pas. Fruit de la collaboration entre deux partenaires, l'aïkido recherche l'équilibre entre les partenaires mais aussi l'équilibre individuel en recherchant la verticalité de l'axe. La force physique n'est donc pas un atout majeur, l'efficacité de l'aïkidoka reposant sur les déplacements, l'engagement des hanches et le relâchement musculaire qui permettra la bonne circulation du "ki", l'énergie interne dont nous disposons tous. L'aïkido peut intégrer ou non des armes et les combats se font alors entre un partenaire armé et l'autre non, deux partenaires armés ou non armés.
L'aïkido est bien plus qu'un sport et tous les adeptes vous le diront : cet art martial enseigne également une certaine philosophie de soi et de son partenaire, qui peut ensuite s'appliquer dans la vie de tous les jours.

Voici le déroulement d'une séance : tout d'abord les échauffements, puis quelques déplacements au sol, l'apprentissage des chutes avant et arrière et ensuite vient le travail avec un partenaire pour appliquer les kata (figures conventionnelles en art martial) et les waza (techniques et prises propres à l'aïkido). La France est le pays où l'aïkido est le plus implanté.

Patrick Bénézi a commencé par la pratique et l'enseignement du judo, avant d'apprendre l'aïkido qu'il enseigne depuis 30 ans aujourd'hui. La reconversion s'est facilement opérée, le professeur souhaitant enseigner à des adultes et arrêter la compétition. Aujourd'hui, l'aïkido est enseigné aux enfants, qui peuvent commencer dès l'âge de 5 ans. Le professeur de 57 ans s'entraîne  de 1 à 3 heures par jour et enseigne de 5 à 7 heures par jour. Il part au Japon environ tous les deux ans pour se ressourcer et vient juste de se mettre au japonais.
Patrick Bénézi conseille de ne pas s'arrêter à une seule séance initiatrice d'aïkido car le début paraît toujours compliqué. En un mois, vous aurez appris les bases de cet art martial et pourrez ainsi être plus à l'aise sur le tatami. Suivez les conseils de son maître : « Monter sur un tatami avec un oeil et un coeur neufs ».

Patrick Bénézi donne des cours au Sanchiro Club (17, rue Leopold Bellan 75002 Paris) les lundis et mercredis et au centre d'animation Marc Sangnier (20, avenue Marc Sangnier 75014 Paris) les mardis et jeudis.

Ces hommes qui exercent des métiers féminins

Article publié le 3 juin 2010 sur Terrafemina.com


Certains métiers ont une appellation féminine comme les assistantes de direction, les nounous, les femmes de ménage... Pourtant, il existe quelques hommes qui contribuent à la mixité de ces professions et qui osent affronter le cliché d'un métier à 90 ou 95% féminin. Terrafemina a rencontré trois de ces hommes qui exercent, pour leur plus grand bonheur, des métiers encore trop sujets aux préjugés. 

Vincent, sage-femme

Vincent, sage-femme

Vincent Fourgeaud est sage-femme depuis presque 20 ans. Fasciné pendant sa jeunesse par sa cousine, elle-même sage-femme, il est aujourd'hui en adoration pour son métier et a choisi de transmettre son savoir et son empathie en se lançant dans l’enseignement.

« L'envie de devenir sage-femme m'est venue alors que ma cousine exerçait ce métier et m'en parlait avec passion. Mon bac scientifique en poche, j'entame des études pour devenir obstétricien mais j'échoue au bout de 2 ans. Je m'inscris alors au concours de sage-femme, que je réussis, puis continue mes études pendant 5 ans. J'ai commencé à travailler au CHU de Limoges où, sur 40 collègues, seules deux m'ont fait comprendre qu'elles n'étaient pas fans des sages-femmes au masculin. Mon père a eu un peu de mal à l'accepter, à cause de l'appellation féminine du métier, mais il est fier de moi aujourd'hui.
En 15 ans d'expérience, je n’ai rencontré que très peu de réticences auprès des patientes. Souvent, le problème venait plus du mari, qui s'opposait aux soins. J'ai énormément de jeunes mamans qui me remercient pour ma douceur et mon empathie. Certaines m'ont même déjà dit que j'étais plus doux qu'une femme, car la prise en charge est différente entre un homme et une femme. Le métier en lui-même est assez éreintant, surtout lorsque l'on se retrouve pendant des gardes de 12h30 avec 10 femmes qui accouchent. Ce métier ne laisse donc pas beaucoup de place pour la famille et les loisirs. Etant moi-même marié avec une sage-femme, que j'ai rencontré sur les bancs de la fac, nous vivons la même chose. J'approche la quarantaine et pour pouvoir passer du temps avec mes deux filles de 5 et 8 ans, et pour me dégager également de l'usinage que connaissent des hôpitaux aujourd’hui, j'ai décidé d'enseigner. Sur 22 élèves, j'ai 5 jeunes hommes, rassurés de voir qu'il y a de plus en plus de mixité dans ce métier. L'enseignement est très gratifiant, j'adore transmettre mon expérience et ma culture du rapport à l'autre. Aujourd'hui, je fais moins de terrain grâce à ces cours. L'âge moyen des sages-femmes en exercice est de 30 ans car c'est une profession fatigante, il est très dur de récupérer.
J'ai aussi fait l'école des cadres sages-femmes pour pouvoir gérer un service d'obstétrique mais ayant pris mes fonctions pendant la « crise » des hôpitaux, j'ai hésité à me mettre en libéral, chose que je ferai sûrement dans le futur. Je souhaite aujourd'hui me lancer dans un doctorat de sociologie pour étayer mes connaissances dans ce domaine. Mais notre métier, ma femme et moi, suscite déjà des vocations chez ma fille aînée qui voudrait devenir sage-femme à son tour. »

Yann, secrétaire de direction

Yann, secrétaire de direction

A 35 ans, Yann Lemeux est un secrétaire de direction heureux, épanoui et fier. Il souhaite continuer les formations pour évoluer dans sa carrière.

« L'assistanat de direction n'était pas ma première vocation car je voulais travailler dans le socio-culturel. En dehors de la musique, qui est ma première passion, il fallait que je fasse quelque chose pour gagner ma vie. J'ai décroché un poste au gouvernement tchèque auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme pendant 3 ans. Il s'agissait d'un travail d'assistanat de direction pour lequel il fallait avoir des compétences rédactionnelles. Après ça, j'ai passé un BTS assistant de direction trilingue en 2007. Je parle français, anglais et tchèque et les langues ont toujours été un critère important pour moi dans le travail. En 2008, je suis embauché chez ArcelorMittal France en tant qu'assistant du directeur général pendant 2 ans. Puis j'ai pris une année sabbatique pour me consacrer à la musique. Après cette pause, j'ai ensuite été embauché dans la société Prologis, leader américain dans l'immobilier logistique, où le critère des langues était important.
Pour moi, l'assistant doit être polyvalent et pallier à un manque. En dehors des fonctions de base comme l'archivage, la prise de rendez-vous, le courrier et son tri, il faut également anticiper tout dossier à rendre avant qu'on vous le demande. Il faut savoir être discret mais avoir une oreille qui traîne partout et respecter la confidentialité. J'ai également été amené à faire des relations publiques, et même de l'évènementiel. Aujourd'hui, je me forme toujours au quotidien et j'aimerais évoluer pour ne pas trop me sentir à l'étroit à l'avenir. Certains assistants sont déjà passés managers.
En tant qu'homme, le cap le plus difficile à passer est l'embauche, les hommes étant considérés comme moins maniables et se plaçant moins bien que les femmes. Les cabinets de recrutement n'hésitent pas à discriminer ouvertement les hommes. Mais une fois embauchés, nous -je dis « nous » car je discute souvent avec d'autres assistants sur Internet- sommes reconnus comme de vrais collaborateurs, plus que les femmes dans certains cas, qui acceptons plus facilement la soumission. Pour chacun de mes postes, les premiers jours, les regards étaient surpris, mais positivement. Mon entourage n'a jamais été surpris par mon choix et est content de voir que ça marche bien pour moi. Assistant de direction est un vrai métier qui ne s'improvise pas. »

Christophe, assistant maternelChristophe, assistant maternel

A 39 ans, Christophe Avon est assistant maternel depuis 3 ans. Très hésitant dans la vie, il a essayé plusieurs métiers, de la maçonnerie à la confection de crèmes glacées. Originaire de Haute-Savoie, il vit aujourd'hui à Caen et garde quatre enfants pour son plus grand bonheur.

« Après avoir testé de nombreux métiers sans avoir trouvé celui qui me convenait, mon fils est né et le problème de sa garde s'est alors posé. Après avoir réfléchi avec ma femme, le plus économique était de le garder à la maison plutôt que de le faire garder. M'occuper d'enfants ne me faisait pas peur car je les ai toujours adorés et je n'ai aucun problème de patience avec eux. L'aventure a commencé à Toulon en 2008, lorsque ma femme finissait son doctorat. Une puéricultrice est venue chez moi pour évaluer mes capacités, c'est à ce moment précis que j'ai réalisé que je voulais vraiment devenir assistant maternel. Une fois le diplôme en poche, après 120 heures de formation, je gardais mon fils Charlie et un autre enfant. Ma femme a ensuite trouvé du travail à Caen et nous avons déménagé. J'ai trouvé assez vite des enfants à garder, les parents n'étant pas surpris de voir un homme assistant maternel mais plutôt curieux de connaître mon parcours professionnel. Mon entourage n'a pas été surpris par mon choix de vie car je me suis toujours bien débrouillé avec les enfants. Je n'ai jamais entendu de critiques ou ressenti de la méfiance à mon égard, bien au contraire, je suis très bien intégré dans l'équipe des assistantes maternelles de Caen-Sud. Le RAM (Relais Assistantes Maternelles), très dynamique, animé par Isabelle Jouanne, organise de nombreuses activités pour les enfants et j'adore m'y rendre avec eux et les voir s'éveiller.
Contrairement à tous les boulots que j'ai pu avoir, où les gens étaient faux la plupart du temps, les enfants sont différents, ils sont vrais. Leur « Dadou », comme ils m'appellent, est attentif à chaque instant : je respecte leur rythme, je minimise les pleurs, je console les gros chagrins et je joue avec eux autant que possible tout en portant la même attention à chacun. Et quelle récompense quand ils me serrent fort dans leurs bras, me sourient et me font des bisous ! Assistant maternel reste un métier avec des responsabilités, les parents nous confient leur être le plus cher. Aujourd'hui, je garde ma fille Camille de 14 mois, deux autres puces de 1 et 2 ans et demi, et Charlie est à l'école la journée. Je n'ai aucun problème d'organisation : tous les plats pour les enfants sont préparés à l'avance et chaque jour, ils n'ont qu'à attendre 2 minutes pour que tout soit prêt. Je suis sûr d'avoir trouvé ma voie, et si nous devions déménager de nouveau,  je n'hésiterai pas une seule seconde à continuer l'aventure. »

Découvrez la cuisine moléculaire !

 Reportage publié le 2 mai 2011 sur Terrafemina.com


Inventée par deux scientifiques dans les années 80, la cuisine moléculaire allie gastronomie et chimie. Dans son atelier de cuisine situé en plein Paris, Olivier Berté vous fait découvrir les coulisses du chef !  




Au programme du cours aujourd'hui :
- Un cocktail moléculaire au rhum
- Des chamallows au parmesan accompagnés de pois gourmands
- Un thon croustillant et son écume au curcuma
- Une meringue à l'azote accompagnée d'un sorbet de poire à l'azote et de fruits de saison

Pendant trois heures, les élèves apprennent ou réapprennent les gestes culinaires de base ainsi que les spécificités de la cuisine moléculaire. Attention, l'azote et le carbone sont à manipuler avec précaution !
A la fin du cours, place à la dégustation !

Olivier Berté est membre du Club des toques blanches internationales. Après avoir été cuisinier en restauration pendant des années, il a décidé d'enseigner et a ouvert il y a 8 ans "les coulisses du Chef". Il donne des cours aux particuliers, aux enfants, aux entreprises et forme également des chefs.
Olivier Berté aimerait aujourd'hui ouvrir un restaurant et un centre de formation professionnelle au même endroit, pour exercer toutes les facettes de son métier.

Médecine douce: soignez-vous avec la réflexologie plantaire

 Reportage publié le 18 mai 2011 sur Terrafemina.com


Conjuguant massage et stimulation des points réflexes des pieds, la réflexologie plantaire est une méthode ancestrale de la médecine chinoise. Découvrez cette technique de massage améliorée avec le spécialiste Laurent Tran.   




Issue de la médecine chinoise et utilisée depuis plus de 5000 ans, la réflexologie plantaire est une stimulation des points réflexes du corps entier situés sur les pieds. Des points peuvent aussi être trouvés sur le visage et les mains. Le but est de soulager et de soigner les différents soucis de santé que l'on peut avoir. La réflexologie est curative et préventive : préventive car les maux saisonniers peuvent se traiter en avance et curative en cas de problèmes persistants. Toutes les parties du corps se retrouvent dans les points réflexes : les orteils représentent la tête (cerveau, oreille, mâchoire, œil, oreille, sinus), le pied gauche correspond à la partie gauche du corps (cœur, estomac, vessie) et inversement avec la partie droite (foie). Sur le haut du pied, on retrouve la tête, la nuque et les trapèzes. Puis la voûte plantaire accueille le système digestif et enfin sur le talon, on retrouve notamment le nerf sciatique.
Pour celles qui veulent perdre du poids, un protocole anti-poids peut être pratiqué : les graisses seront alors plus facilement brûlées de l'intérieur.
Attention, la réflexologie n'est pas conseillée en automassage, Laurent Tran vous explique quelques massages que vous pouvez pratiquer seules, sans vous faire mal au dos.

Laurent Tran a découvert la réflexologie grâce à son père à l'âge de 12 ans. Aujourd'hui, il est statisticien informaticien dans la recherche médicale et exerce la réflexologie dans le 8ème arrondissement de Paris. Il donne également des cours pour apprendre la réflexologie.

Reconversion dans l'artisanat: le parcours de deux femmes

 Reportage publié le 16 avril 2011 sur Terrafemina.com

Il n'existe pas de chiffres exacts sur le nombre de femmes qui se reconvertissent dans l'artisanat mais elles sont nombreuses chaque année à monter leur entreprise ou à en reprendre une. Nicole Dana, peintre sur porcelaine et Mademoiselle Slassi, chapelière, ont accepté de témoigner pour Terrafemina.





Nicole Dana est une ancienne orthodontiste, reconvertie dans la peinture sur porcelaine.
Après 25 ans passés dans son cabinet, elle décide de se consacrer à sa passion de toujours, la peinture et plus précisément sur porcelaine.
Elle apprend les gestes lors de plusieurs voyages à Taïwan avec un artiste peintre local.
Elle suit ensuite des cours à l'école de céramique de Sèvres pour apprendre la peinture traditionnelle française.
Aujourd'hui, elle expose dans son atelier mais aussi lors de salons, de concours et même à travers le monde, à Dubaï et à Montréal.
Aujourd'hui, elle peint selon ses envies mais honore également toute commande de décoration de carreaux, de reproductions de tableaux sur porcelaine et va bientôt décorer des sculptures à la demande d'un artiste chinois.

Karima Slassi a travaillé 15 ans en tant chef de projet dans l'informatique. Partie travailler aux États-Unis, son premier trajet dans le RER en rentrant et l'ambiance des tours de la Défense la bloquent complètement. C'est alors pour elle l'occasion de réaliser un rêve enfoui au fond de ses pensées depuis toujours : devenir chapelière. Après un diplôme d'ingénieur, la jeune femme suit une formation de modiste chapelière au GRETA de la mode puis obtient son CAP. En cinq mois, elle multiplie les expériences dans différents ateliers et est même vendeuse au rayon Chapeau du Printemps Haussmann. Après avoir fait un peu de communication autour de son site, elle reçoit ses premières commandes... qui viennent surtout d'Asie : Hong-Kong, Japon... Pour cette saison, la maison Franck et fils expose une partie de la collection de Mademoiselle Slassi. Artisan accompli, son rêve est aujourd'hui d'embaucher de nouvelles recrues mais aussi de fabriquer des chapeaux pour le cinéma.

L'artisanat représente 3 millions d'actifs en France dans 950.000 entreprises.
Carreleur, maçon, ébéniste, tapissier, menuisier...ne sont plus des métiers réservés exclusivement aux hommes !
Secteur majoritairement masculin regroupant 510 métiers différents, l'artisanat accueille de plus en plus de femmes, qui ont une préférence pour les secteurs du textile et de l'habillement, des services aux particuliers de la fabrication à l'alimentation. Tous secteurs confondus, les femmes créent 30% des entreprises. Dans l'artisanat, ce chiffre ne représente encore que 18%. Pourtant les femmes dirigent 25% des entreprises artisanales en France.
Un conseil ressort des deux témoignages recueillis par Terrafemina : il vaut mieux avoir économisé avant de se lancer dans l'aventure de l'artisanat.
Mademoiselle Slassi avoue que sans argent de côté, elle ne pourrait pas aujourd'hui laisser libre court à son imagination.
Dans 10 ans, 300.000 entrepreneurs artisanaux partiront en retraite, il y aura donc besoin d'une relève...

Blogueuses orientales: la liberté à tout prix

Article publié le 13 avril 2011 sur Terrafemina.com


Elles sont militantes, journalistes, écrivains, ingénieures, professeurs de théâtre ou d'anglais, avocates, étudiantes ou simplement femmes actives, et vivent au Moyen-Orient… Et pour elles, tenir un blog est avant tout un moyen de s'exprimer dans un pays où la liberté d'expression est contrôlée, mais aussi de défendre les droits des femmes. Terrafemina a interviewé deux d'entre elles, une Tunisienne et une Egyptienne : deux blogueuses qui risquent gros. 

Les espoirs féminins du Web contre la censure en Tunisie

Les espoirs féminins du Web contre la censure en Tunisie

La violence se déchaîne à l'encontre des femmes dans ce pays où elles ne sont pourtant pas autant opprimées qu'en Egypte. Hana Trabelsi, journaliste et blogueuse tunisienne, a été agressée verbalement et sexuellement puis dépouillée de ses effets personnels en pleine rue à Tunis pour avoir couvert les évènements politiques en février dernier.
Lina Ben Mhenni a toujours critiqué le régime de l'ancien président déchu Zine El Abidine Ben Ali et ses dérives sur son blog "A Tunisian Girl". A 27 ans, la blogueuse, assistante universitaire linguistique, espère beaucoup du futur. "Sous Ben Ali, sites internet, blogs, comptes Facebook ou Twitter étaient censurés. Aujourd'hui, on y a accès mais les e-mails privés des activistes et défenseurs des droits de l'homme sont toujours surveillés", explique la jeune femme. Lina a subi cette censure d'expression : agressée à deux reprises, des voleurs sont aussi rentrés par effraction chez ses parents, volant ordinateur, disque dur et appareil photo. "Pour demain, je souhaite un internet libre et accessible pour tout le monde, mais il faut aussi que la liberté d'internet et de l'accès à l'information soient signalés par un article dans la Constitution" espère la jeune blogueuse. Depuis la révolution de jasmin en janvier dernier, "quand je marche dans la rue, je me sens plus libre car ce que j'écris sur mon blog ne me met plus en danger" assure Lina fièrement.
Aujourd'hui, Bruxelles souligne le rôle crucial des femmes en Tunisie, qui s'imposent comme des actrices essentielles dans les manifestations, défiant tabous et stéréotypes.


Défendre les droits des femmes en Egypte

Défendre les droits des femmes en Egypte

La blogueuse, journaliste et écrivain égyptienne, Marwa Rakwa, a créé son premier blog, anonyme, en 2006. Deux ans plus tard, elle publie des vidéos de ses discours, articles et livres sur un blog à son nom. "J'ai créé mes blogs dans le seul but d'être entendue et de dénoncer haut et fort les violations des Droits de l'Homme et en particulier ceux des femmes, pour les encourager à se battre" décrit-elle. "Je ne veux pas qu’on sympathise avec ces pauvres femmes oppressées mais qu’on leur donner de la force et du courage" explique la blogueuse égyptienne. "Les femmes sont fortes et belles. Personne n'a le droit de censurer quelque écrit que ce soit, ni de violer nos droits fondamentaux : quand je tiens ce genre de propos sur mon blog, je risque gros" précise Marwa. Cette habitante de la Ville du 6 octobre en périphérie du Caire, subit régulièrement harcèlement et attaques personnelles. Mais Marwa est assez forte aujourd'hui pour s'en défendre, surtout qu'un heureux évènement s'apprête à changer sa vie à 37 ans. La révolution du Nil, mouvement populaire qui a chassé l'ancien président Hosni Moubarak le 11 février dernier, est porteuse d'espoir pour la liberté du peuple. Mais après avoir occupé la place Tahrir, les femmes sont exclues de la rédaction de la nouvelle Constitution. Preuve en est que des efforts restent à faire pour que les femmes aient le même statut que les hommes en Egypte.
Photo : Marwa Rakwa


Iran, Syrie: Les portes de la prison ouvertes à toutes

Iran, Syrie: Les portes de la prison ouvertes à toutes
Contrairement à l'Egypte et à la Tunisie, pays sous surveillance après les révolutions du Nil et de jasmin selon Reporters Sans Frontières, l'Iran et la Syrie font partie des ennemis du net. Ces pays n’hésitent pas à pratiquer le bas débit, le filtrage des publications et des interpellations intimidantes. Les femmes postant des billets sur leur site peuvent être arrêtées pour n'importe quel motif mais risquent surtout de très lourdes peines. En Iran, Shiva Nazar Ahari est emprisonnée depuis 2 ans et risque la peine de mort pour rassemblement en vue de commettre un crime de propagande contre le régime iranien et rébellion contre Dieu. Parvin Ardalan, journaliste sur le site "l'Ecole Féministe" et co-fondatrice du centre culturel pour les femmes à Téhéran, a purgé une peine de 3 ans de prison pour s'être exprimée sur Internet à propos des droits de la femme, avant de fuir en Suède. Elle bénéficie d'une bourse et d'un logement dont l'adresse est tenue secrète. En 2010, elle a reçu le 1er prix du net citoyen remis par RSF pour le site "l'Ecole féministe", censuré pas moins de 22 fois.
Certes, la condition des femmes iraniennes a légèrement évolué depuis quelques années, puisqu'elles ont désormais accès à l'éducation. Mais la classe féminine réclame encore aujourd'hui un changement profond des lois discriminatoires régissant le pays, notamment à travers à la "campagne pour un million de signatures" qui malheureusement est souvent déstabilisée par des censures ou des interpellations de membres. Lancée après une manifestation féminine dans les rues de Téhéran, cette pétition a pour objet d'obtenir la modification de la Constitution iranienne en faveur du droit des femmes.
Une jeune syrienne de 20 ans, Tal Al Mallouhi, est emprisonnée depuis deux ans sans inculpation après avoir subi un interrogatoire et la perquisition de son domicile. Tal publiait des poèmes et des articles sur son blog évoquant les restrictions de la liberté d’expression en Syrie, mais aussi le sort des Palestiniens de Gaza. Egalement accusée d’avoir travaillé avec la CIA, la jeune étudiante a été condamnée à 5 ans de prison ferme le 14 février dernier et risque la torture pour intelligence avec un pays étranger.

Aujourd'hui dans le monde, 119 net-citoyens sont emprisonnés pour s'être exprimés sur la Toile, selon RSF.

Les femmes de Van Don Dongen au Musée d'Art Moderne de Paris

 Reportage publié le 1er avril 2011 sur Terrafemina.com

Prompt à la dénonciation et à la caricature sociale, Kees Van Dongen fut l’un des grands peintres de la scène parisienne pendant les années folles. Le Musée d’Art Moderne de Paris consacre jusqu’au 17 juillet une exposition à l’artiste « Fauve, anarchiste et mondain », en présentant ses tableaux du début du siècle et jusqu'au années 30.  








Kees Van Dongen (1877-1968) est un peintre hollandais qui vécut à Paris pendant les années 20. Grande figure des années folles, il aime la caricature et la dénonciation sociale. Artiste d’avant-garde du fauvisme, le peintre se focalise sur le corps féminin avec notamment des visages fardés. Les différentes salles présentent une période de l’artiste de sa venue à Paris à ses voyages au Moyen-Orient.
L’exposition présente près de 90 peintures, dessins et céramiques à travers une succession de périodes : Rotterdam-Montmartre, Van Dongen dessinateur, un fauve au Bateau Lavoir, un « nègre blanc », l’Orient réinventé, les années Montparnasse, Van Dongen illustrateur et affichiste, l’atelier de Van Dongen et « l’époque cocktail ».

Van Dongen, Fauve, anarchiste et mondain
Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
11 avenue du Président Wilson
75116 Paris
Metro Alma Marceau ou Iéna
Du 25 mars au 17 juillet 2011

Oser la reconversion en couple

 Article publié le 30 mars 2011 sur Terrafemina.com


Trop de "métro, boulot, dodo" incite certains couples à changer de vie en s'orientant vers une même nouvelle carrière. Il n'y a pas de chiffres officiels sur cette évolution de vie à deux qu'ont testée les trois couples qui témoignent. Il y a quelques années, ils ont ainsi sauté le pas de la reconversion en couple. Un cap difficile mais pas impossible. 

France et Alexandre, chevriers à Gensac-sur-Garonne

France et Alexandre, chevriers à Gensac-sur-Garonne

France et Alexandre ont sauté le pas il y a 3 ans, en avril 2008. De la banlieue parisienne, ils emménagent à Gensac-sur-Garonne, à 60 kilomètres de Toulouse. Lui, 38 ans, était responsable logistique et elle, 40 ans responsable qualité. Aujourd’hui, ils gèrent une exploitation chevrière : Monsieur s’occupe de l’élevage et Madame de la fromagerie.
« Salariés depuis 15 ans, nous en avions ras-le-bol des conditions de travail. Citadins depuis toujours, nous avons déménagé dans le sud des Yvelines – se loger à Paris étant trop cher- et la rencontre d’agriculteurs locaux a été un déclic. Nous aspirions à une vie plus saine. Après que nos dossiers de Congés Individuels de Formation (CIF) aient été acceptés, nous avons suivi une formation pour adultes au Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole de Chartres pour obtenir le Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole. Ce diplôme est essentiel pour connaître le milieu –dont on ignorait totalement le fonctionnement-, les administrations et surtout pour pouvoir bénéficier d’aides. Puis nous avons déménagé à Gensac-sur-Garonne dans une ferme à rénover sur un terrain de 14 hectares. A côté des travaux de la maison, nous avons construit une chèvrerie où un coin fromagerie est presque terminé.
France et moi avons 4 enfants de précédentes unions. Les enfants ont plutôt bien vécu la transition. Sur les 3 qui vivent avec nous, notre fille de 13 ans et notre garçon de 11 ans sont très impliqués dans la vie des chèvres. Le fait qu’il y ait des animaux les fait participer à la traite –nous attendons les machines- et ils font même des paris sur les prochaines naissances. Mais de là à ce qu’ils reprennent l’exploitation…
Chacun de notre côté, nous ne nous serions jamais lancés là-dedans mais à deux nous nous sentons plus forts. Aujourd’hui la machine est en marche, nous cherchons où vendre nos fromages dans la région. A terme, nous aimerions faire la tournée des crémiers, des restaurants et proposer des livraisons pour les particuliers dans les entreprises. Il est très difficile de trouver des Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne (AMAP), une seule petite coopérative ayant accepté pour le moment.
Aujourd’hui, nous avons 30 chèvres, dont 3 boucs et à terme nous aimerions un cheptel de 50 bêtes mais pour le moment l’objectif est de rentabiliser l’exploitation.
Nous avons créé un blog pour tenir au courant nos familles et amis de notre progression mais aujourd’hui, il est lu par bien plus que ce cercle, comme d’autres couples qui cherchent à se reconvertir et qui veulent des conseils et infos.
Si c’était à refaire… nous le referions mais un peu plus tôt. A 40 et 38 ans, la fatigue s’est faite ressentir pendant les travaux, à 35 ans cela aurait été parfait ! »

Caroline et Robert, hôteliers à Merida (Mexique)

Caroline et Robert, hôteliers à Merida (Mexique)

Changer d’emploi est un tournant dans la vie. Partir s’installer à l’étranger est une réelle étape dans une vie. Caroline, 44 ans, et Robert, 56 ans, ont fait les deux en même temps et ne regrettent rien aujourd’hui. Lui était directeur photo intermittent pour les télévisions françaises et elle, tenait un magasin de prêt-à-porter en banlieue parisienne. Aujourd’hui ils sont les heureux propriétaires de la Hacienda Santa Cruz à Merida dans la région du Yucatan au Mexique.
« Nous avons eu envie de changer de vie tous les deux, d’avoir un projet commun. Ambiance morose en France et ras-le-bol du climat parisien, il fallait que nous changions d’air. Nous avons cherché sur Internet des haciendas dans nos moyens au Mexique. Après une sélection, nous nous sommes rendus sur place pour le choix final, qui s’est très rapidement tourné vers la Hacienda Santa Cruz. Quatre mois plus tard, nous étions installés avec nos deux filles de 10 et 12 ans, notre chien et notre chat. Le plus gros challenge, c’était les enfants. Scolarisées dans une école mexicaine, elles se sont relativement bien adaptées et apprécient aujourd’hui leur nouvelle qualité de vie.
Pendant la transition, la vie quotidienne a été parsemée de bonnes et de mauvaises humeurs, comme dans chaque famille. Nous avons eu quelques problèmes techniques, comme trouver de bons ouvriers pour la Hacienda, dont les travaux ont duré 14 mois.
Aujourd’hui, notre hacienda est classée 6ème sur les 75 établissements de la région de Merida et le bouche à oreille fonctionne bien. Nous n’avons pas encore de projets en tête mais l’Amérique du Sud nous attire beaucoup. Si c’était à refaire, nous le referions sans hésiter. L’aventure est fatigante mais il ne faut pas se décourager, le principal étant la volonté et l’envie d’accomplir le projet. Etre en couple et en famille est très important, afin de pouvoir être soutenu par ceux qu’on aime. »

Valérie et Benoît Bontoux, les retours aux sources

Valérie et Benoît Bontoux, les retours aux sources

Ils étaient cadres supérieurs : lui, 45 ans, contrôleur de gestion dans un grand groupe de télécommunications et elle, 43 ans, directrice de la communication dans une commune des Yvelines. L’idée de devenir entrepreneur et surtout indépendant germe. La société Boisea voit le jour en 2006.
« Pourquoi avons-nous changé de vie ? Mon mari est issu d’une famille de sept générations d’industriels dans le bois. Il est tombé dans les copeaux de bois étant jeune, dans l’usine des Frères Bontoux que tenait son père en Champagne. L’appel de la tradition est remonté à la surface au moment où il subissait de grosses pressions au travail mais aussi la crise du middle age, période pendant laquelle on se pose beaucoup de questions sur le chemin parcouru et celui qu’il reste à faire.
Benoît a donc passé un CAP charpentier et a suivi des cours du soir. Pendant un an, il a vécu à Limoges et ne revenait à la maison que le week-end. Personnellement, j’ai tout de suite été séduite par l’idée, j’ai agi en fonction de mon intuition. J’ai suivi un stage intensif de trois mois et demi sur la création d’entreprises. A la fin, nous étions complémentaires mon mari et moi.
Nous avons bien enquêté sur notre projet : études de marché, nom de la société, démarches bancaires et administratives, réalisation de plaquettes… Nous avons pris plusieurs mesures auxquelles nous n’aurions pas pensé si nous étions de jeunes entrepreneurs. Avec quatre enfants à charge, nous ne pouvions pas prendre de gros risques. Nous avons su exploiter ce qui s’offrait à nous et même gagné un prix de création d’entreprises.
Aujourd’hui, nous sommes une vraie PME qui a créé douze emplois en quatre ans. Nous travaillons à 80% pour des particuliers et 20% pour des marchés publics comme les cantines, les lycées... Nous organisons également des portes ouvertes avec des élus, des architectes pour toujours plus de visibilité.
L’histoire serait trop belle s’il n’y avait pas un couic… Se reconvertir en couple, c’est parler boulot, manger boulot, dormir boulot… Il n’y a pas de place pour le lâcher prise. Pour être un bon entrepreneur, il faut être solide, équilibré et toujours énergique. Se reconvertir après 40 ans, c’est un double challenge : créer une entreprise à notre âge n’est pas la même chose qu’à 20 ans, et changer de métier est aussi un risque. Sur le papier, Benoît et moi sommes complémentaires mais dans la vraie vie nous avons des façons radicalement différentes de travailler. Pour ne pas briser l’entreprise et notre mariage, j’ai décidé de me retirer de l’aventure et de retourner à « mes sources ». Il y a un an, j’ai commencé à développer de mon côté une activité de conseil et de consultante en communication. Nous n’avons aucun regret, car on ne construit rien dans la vie avec des regrets. »

L'avis de Sylvaine Pascual, coach chez Ithaque


L'avis de Sylvaine Pascual, coach chez IthaqueQuels conseils donnez-vous aux couples qui souhaitent se reconvertir ?
Les deux personnes, ensemble et chacune de leur côté, doivent mener une réflexion concrète sur leur rôle dans l’aventure. Dans le cas d’une reconversion à 360°, il est important de bien préparer le terrain en menant une enquête sur le métier que l’on souhaite exercer pour bien se rendre compte du quotidien. Les personnes en reconversion, qu’elles soient seules ou en couple, oublient souvent de se renseigner sur les aides financières existantes. Il faut se projeter assez loin pour imaginer la vie à deux, à la maison et au travail, et se dire qu’on va parler boulot, manger boulot et dormir boulot comme le dit bien Valérie Bontoux.

Que faut-il éviter ?
Les concessions. Elles peuvent vite devenir critiques et conduire à la frustration. Il ne faut pas se dire que c’est impossible. Sur les trois parcours présentés, l’aventure n’est pas facile, mais pas impossible non plus, la preuve ! Si l’on ne se projette pas assez, le risque est de fantasmer sur un rêve mais de tourner au burnout devant les difficultés et d’être frustré pendant très longtemps. Il faut donc prendre le temps d’explorer ses désirs, qui prendront une autre forme s’ils ne sont pas réalisables.

Dans le cas où le projet n’est pas une idée commune, que recommandez-vous ?
Il est indispensable que celui qui n’est pas à l’origine du projet soit à 100% à l’aise, et se reconnaisse dans le projet de l’autre en imaginant l’avenir. Celui qui est à l’origine du projet ne doit pas s’imposer et laisser l’autre trouver sa place.

Comment devenir ambulancière ?

 Fiché métier publiée le 22 mars 2011 sur Terrafemina.com

Myriam Burgos est ambulancière au sein du réseau national Jussieu : un métier dont elle parle avec passion, sans cacher sa pénibilité. La jeune femme de 28 ans transporte des malades et sauve des vies, en moyenne 250 heures par mois. Témoignage.

 

Une formation intensive

 

« A 19 ans, j’intègre l’armée avec un BEP maintenance de véhicule automobile. J’y reste pendant 6 ans mais je préfère changer de carrière à cause des missions extérieures trop fatigantes. On me propose une formation d’ambulancière que j’accepte tout de suite. Après quatre mois et demi de cours théoriques et pratiques, j’effectue un stage découverte de 140 heures, qui me conforte dans mon choix, et obtiens mon diplôme d’Etat. Je suis ensuite affectée aux ambulances Jussieu à Versailles, par chance à côté de chez moi. »

Un métier très prenant mais passionnant

 

« Le plus éreintant dans ce métier, c’est de ne pas avoir de journée type et surtout d’horaires fixes. Tous les soirs, je reçois mon planning pour le lendemain. En général, je commence à 7h30, l’amplitude du travail variant de 10 à 12h, je rentre souvent chez moi vers 21h, pas facile pour bien tenir sa maison ou sortir le soir. Je dois aussi travailler un week-end par mois, parfois deux. Au total, je travaille 250 heures par mois et il m’est arrivé de faire 70 heures en trois jours… Il faut avoir un moral et un physique en acier. Soulever les personnes, pousser le brancard, anticiper les besoins des patients, conduire prudemment mais rapidement, effectuer un bilan clinique et remplir les annexes destinées aux médecins : en tant que diplômée d’Etat, je suis les yeux du médecin qui n’est pas sur place. Il existe deux types de missions : soit nous transportons des malades de leur domicile à l’hôpital pour une visite médicale ou un séjour, soit nous sommes mandatés par le centre 15 pour intervenir sur des urgences. En ce qui concerne les équipages, nous sommes toujours deux. La nuit, les équipes ne changent pas mais le jour si, avec toujours un auxiliaire ambulancier et un ambulancier diplômé d’Etat.»

Être une femme dans un milieu d’hommes

 

« Une femme doit particulièrement être en bonne forme physique, faire attention à ne pas trop mal manger et pratiquer un peu de sport. Il m’est arrivé une fois d’être en équipage avec une autre fille et de devoir transporter une personne de 120 kilos à bout de bras, autant dire qu’il faut être très en forme ! Même si j’évolue dans un milieu masculin, je reste coquette et très féminine quoiqu’il arrive car c’est important pour moi de me sentir femme. Je suis très bien intégrée au sein de l’équipe mais depuis mon arrivée, il y a de moins en moins de femmes. Nous ne sommes plus que 7 sur un effectif total de 80 personnes. »

Une carrière temporaire

 

« Depuis le mois de janvier, je suis une formation d’un an pour devenir aide-soignante, un des débouchés possibles après les ambulances. Cela me permettra de penser à fonder une famille, chose impossible jusqu’à maintenant. Mais je continuerai le métier d’ambulancière à temps partiel car j’aime trop aller vers les gens et les aider.
Je conseille aux jeunes de commencer par ce métier, lorsqu’ils ont encore plein d’énergie à revendre. A partir de deux ou trois ans d’ancienneté, il faut penser à changer d’orientation. Ce métier est éreintant et ne permet pas de mener une vie sociale normale, mais tellement passionnant ! »

Infos pratiques

 

Salaire : rémunération en fonction des heures effectuées. Comptez 2200 euros net pour 250h mensuelles. Les salaires varient de 150 à 200 euros d’écart entre les auxiliaires et les diplômés.
Formation : Centre de formation des personnels de transport sanitaire, appelé aussi centre d’enseignement des soins d’urgence ou école d’ambulancier selon les villes.
Compétences : organisation, patience, écoute, aptitude à communiquer, dynamisme.