Les métiers de l’environnement
Reportage réalisé fin 2010 dans le cadre de la grande enquête de 3ème année. Il s’agissait en trois semaines de réaliser un reportage de 6 minutes (calage des tournages, tournages, montage, voix-off, mixage) en autonomie complète.
Enquête encadrée par William Barrow (monteur) et Pierre Chassagneux (journaliste)
Synopsis
Quel avenir pour les métiers de l’environnement ?
L’écologie est l’une des plus grandes préoccupations mondiales. Les spécialistes travaillent déjà aux solutions écologiques de demain, que ce soit en termes d’énergie renouvelable, d’alimentation ou aussi d’habitat. La filière verte ne représente pourtant que 1% de l’emploi national en France. Le Grenelle de l’environnement mettant en avant les emplois de l’environnement, promet la création de 600.000 postes d’ici 2020. Les écoles se préparent d’ores et déjà à perfectionner les futurs spécialistes en fonction des avancées environnementales. Les acteurs présents sur le terrain aujourd’hui s’adaptent déjà aux nouveaux besoins. Mais l’avenir de l’environnement passe également par une prise de conscience collective, chacun doit y mettre un peu du sien pour moins polluer la planète. Les architectes procèdent à des constructions ou des rénovations d’habitats peu consommateurs en énergie, mais les commandes ne sont pas encore très nombreuses. Comment sont formés les spécialistes environnementaux de demain ? Quels obstacles rencontrent les acteurs écologiques d’aujourd’hui ?
Séquencier
Les métiers de l’environnement existe depuis trente ans. Avec les dernières directives écologiques, 600.000 postes devraient être créés d’ici 2020. Pourtant, malgré la croissance verte, peu de nouvelles professions voient le jour.
ITW Valérie Lecoq, Coordinatrice du réseau Territoire Environnement Emploi « La tendance est à l’évolution des métiers qui existent déjà… Mais l’emploi environnemental ne représente encore que 1% de l’emploi national. »
Gestion de l’eau, des sols, des forêts, de l’air, des eaux usées, tris des déchets ou nouvelle ressource énergétique, la filière est vaste mais ne représente aujourd’hui que 400.000 postes. Pourtant les formations prolifèrent, il existe à ce jour 830 diplômes.
ITW Frédéric Roure, agronome : « L’écologie devient une discipline à part entière… Mais les débouchés restent assez restreint dans les facs ou les écoles. »
En ce qui concerne la biodiversité, la filière ne représente que 0,13% de l’emploi en ile de France.
ITW Jane Lecomte : responsable du master écologie Paris XI « Sur l’environnement au sens large, les débouchés sont importants et vont augmenter… Mais pour la partie biodiversité, ils sont en deçà de nos espérances »
Problème de débouchés mais aussi mauvaise orientation des étudiants
ITW Valérie Lecoq « les étudiants s’orientent vers l’aménagement du territoire ou la protection de la nature mais les emplois se trouvent dans les secteurs de la prévention des pollutions ou de la gestion des risques.
Les établissements d’enseignements réagissent à ce décalage. L’Ecole des métiers de l’Environnement de Rennes est la première du genre à avoir été créée en France. Forte de son expérience depuis 1992, elles forment des étudiants de plus en plus polyvalents.
ITW Julie Fabre « nous faisons évoluer très régulièrement les programmes pour mieux répondre aux besoins des industriels et des entreprises. »
Agro Paris Tech s’adapte également aux avancées en proposant de masters spécialisés. Traitements de l’eau des sols et des déchets ou encore gestion durable des forets tropicales.
ITW Aliocha Nguyen chargé de développement durable à Agroparis Tech : « L’optique c’est de développer des aptitudes et une capacité chez les ingénieurs pour appréhender le développement durable proposer des solutions respectueuse de l’environnement et une forme de responsabilité sociétale et environnementale qui répondent aux exigences de ce temps. »
Le grenelle de l‘environnement impose aux entreprises une certaine réglementation. Bilan carbone règle thermique ou construction. Mais l’environnement concerne aussi les particuliers conscients des enjeux climatiques. Ils font appel à des spécialistes, le seul frein restant le coup des travaux.
ITW Franck Demay, architecte : « Les matériaux coute cher mais la production de matériaux écologiques devraient coûter moins cher dans le futur. L’Etat doit accentuer l’aide aux particuliers pour que chacun puisse agir individuellement. »
Installations de pompes a chaleur, panneaux solaires, toilettes sèches ou triple vitrage devraient bourgeonner prochainement dans nos habitats.
ITW agronome : « Beaucoup de budget en Europe pour faire avancer les choses. Il y a beaucoup d’opportunités dans les métiers de ‘l’environnement, les personnes motivées n’auront pas de mal à trouver un emploi, la filière est très vaste »
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